Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /Juin /2008 12:01
Lucille Vrignaud poursuit ses études aux arts décoratifs de Paris, et s'intéresse, à l'objet et au mobilier en détournant ses fonctions initiales. Sa démarche artistique s'approche du design d'objets, tout en jouant et en perturbant la facilité d'utilisation qui est une des préoccupation des designer.


TAQUIN
2006
bois



Cette installation est un taquin geant, ce jeu consiste à déplacer des modules pour former une image.

Ici Lucille Vrignaud réutilise ce jeu universel pour l'adapter à un espace habitable, ou l'éventuel habitant pourrait moduler son espace.

Le seul problème: comme avec le jeu traditionnel quand on déplace les modules l'images se décompose, ici les meubles se divisent et deviennent difficilement utilisable. La fonctionnalité de cet espace habitable est remise en question




ROCKING CHAIR
2006
bois






Ce rocking chair est à l'échelle 1mais il renvoit par sa structure fine à celle d'une maquette. Quand le spectateur regarde la pièce, il peut s'interroger: Osera-t-til s'assoir?

L'aspect fragile des éléments qui composent le rocking chair nous renvoient au plans. La sensation d'instabilité nous interpelle, et nous cherchons à définir si c'est un objet ou une sculpture.

Il symbolise un moment de tension, un moment de réflexion. L'attente du moment où une idée bascule et se concrétise. Le balancement rythme notre recherche, il souligne les retours en arrière, les avancées de la pensée.







TUTU

2008

mousse, peinture acrylique, 150 cm de diametre




La photo montre une personne, vêtue d'un tutu rigide rouge et blanc, qui marche dans la rue.

Le ruban "special chantier, route et travaux" appartient à un code de signalisation que l'on retrouve régulièrement en ville. L'utilisation de cette signalétique détermine un espace interdit.

Cette performance met en évidence des limites dans l'espace. Ces limites se rencontrent, se répondent et se développent comme les lignes du tutu qui convergent vers le centre et s'élargissent vers l'extérieur. Cette action met en place une délimitation dans l'espace public qui oblige une déviation du parcours des autres usagers.

















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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 14:19

Félix Pinquier a débuté ses études à l'Ecole Supérieure d'Arts de Rueil-Malmaison, où il a pu étudier et expérimenter diverses techniques. Depuis longtemps musicien, il obtient son diplôme de fin d'études au conservatoire de Malakoff, et intègre un groupe en tant que trompettiste.

Actuellement étudiant aux Beaux Arts de Paris, il travaille sur la réalisation d'installations vidéos, cinétiques et sonores. Sa production personnelle s'oriente essentiellement sur les questions de l'écriture, de la mise en espace du rapport image/son. La manière d'écrire, de produire un son, et le moyen de le visualiser.

Ses formations techniques et théoriques lui permettent de travailler et de manipuler le phénomène acoustique et visuel en temps que sculpture : matières susceptibles de donner lieu à la création.

 

LARSEN

2005 installation vidéo
2 caméra, 2 projecteurs, 1 écran

 

 

Un dispositif vidéo en circuit fermé. Un espace intéractif qui interroge le comportement du spectateur.

Le dispositif fonctionne grâce à la création d'un larsen vidéo. Ce larsen est généré par une chaine fermée de captation et de diffusion (caméra et projecteur).

Il déclenche des oscillations spontanées dans le flux électrique des appareils. Ainsi chaque image captée est injectée dans ce circuit fermé.

 

Ce dispositif intervient sur le flux électrique comme source de captation et d'information. Il permet un parasitage de l'image en temps réel. L'image est multipliée, déformée et décalée dans le temps.


 

 

TUYAUX HARMONIQUES

2007 installation sonore
moteurs, gaines électriques et matériaux divers.

L'installation fonctionne à la manière d'un instrument de musique. Elle est composée de huit éléments répartis dans l'espace et réalisés sur le même principe.

Un moteur électrique fait tourner un tuyau de plastique. La rotation du tuyau crée un phénomène acoustique qui produit un son continu. Chaque moteur est relié à un contrôleur qui permet le départ ou l'arrêt du son. Les sons sont différents et ne correspondent pas à un gamme harmonique tempérée.

L'idée du projet est née avec la volonté de confronter musique et arts plastiques. Le souci de rester dans une production sonore acoustique s'est imposée comme première direction.

Les sons créés par les tuyaux sont émis dans une partie très réduite des fréquences (autour de 1000 hrz), et leur particularité est d'être pratiquement purs. Ils affectent le physique et la psychologie de l'auditeur, car en tant que sons purs ils touchent un point très précis de l'oreille.

Dans son approche Félix Pinquier utilise le silence comme un élément crucial. Ainsi il est intéressant de comprendre comment un son harmonique peut rester dans l'oreille comme une sorte de réminiscence acoustique.

 

 

POLYPHONIE VOCALE

avril 2005 installation vidéo
5 moniteurs, 5 lecteurs dvd 2min 10

 

 

 

 

Le langage comme source de musicalité. Les relations entre le mot et la note, le rythme et l'onomatopée.

 

Ce projet est un dispositif. Chaque voix est associée à une TV. Les TV sont disposées en arc de cercle et le spectateur est au centre. Cinq visages de couleurs différentes récitent une composition musicale faite d'onomatopées.

 

L'installation est structurée comme un orchestre : les visages de femmes d'un côté, et de l'autre les hommes. D'autre part les différentes lignes rythmiques, mélodiques et de basse sont représentées par des lignes de son naseaux, gutturaux, dynamiques. Chaque voix alterne partie rythmique ou mélodique.
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 14:14

Julie Boissy a poursuivi ses études à l'Ecole des Beaux Arts de Nîmes. Elle travaille sur les questions du corps et de sa place dans l'espace et la société, essentiellement à travers le médium vidéo.

 

Cabine 2

6min53 vidéo

 

« J'expérimente le corps et ses contraintes. Contraintes physiques, gestuelles, spatiales, psychologiques, comportementales. »

Dans cette vidéo Julie Boissy essaye des vêtements trop petits pour sa taille dans une cabine d'essayages.

Son travail se rapproche de la performance et de la chorégraphie.


 

 

triptyque

7min 37/salon 3boucles vidéos
3min19/cuisine
2min50/salle de bain

 

 

« trois espace réduits, limités. Trois contraintes »

Différentes possibilités d'appréhender et de vivre ces lieux communs. Habitudes rejouées et déjouées, mais plus assujetties à des devoirs quotidiens.

 





A corps balant

installation vidéos
Vidéo projetée sur un mur vertical en haut a gauche au plafond






Renverser, Suspendre. Déjouer l'emprise gravitationnelle du corps. Manipuler le réel.
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 13:51

Clara Djian est une jeune artiste qui après avoir suivi une formation aux Beaux Arts poursuit ses études aux Arts Décoratifs de Paris, où elle développe un travail vidéo.


 

«FACE » : 8min 47sec, 2007.

 

 

 


 


 


 

 

 

« Face » est une adaptation d'un poème de Jesse Steven Bernstein, écrivain américain qui s'est donné la mort en 1991. Le texte est lu par Bernstein lui-même (enregistrement effectué entre 1990 et 1991 par Steve Fisk pour l'album « Prison » sur Sub Pop), et traite, de manière plus ou moins autobiographique, de la façon dont son visage a déterminé et détruit sa vie. La vidéo tente de traduire le malaise et l'étouffement produit par le rapport de Bernstein à son visage.

 

 



« MOST PEOPLE CAN MAKE YOU SICK » : 4min 42sec, 2007.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Most People Can Make You Sick » est constitué d'images trouvées : des diapositives de recensement pharmaceutique. De la naissance à la vieillesse, elles montrent différents stades de l'entretien du corps, en passant aussi bien par des activités quotidiennes banales que par des traitements de maladies. C'est une errance entre le rêve et le cauchemar, la vie et la mort.

 


« HARDBEAT » 6min 48sec, 2008.

 

 

 

 

 

 

 

 

« Hardbeat » tourne autour de vestiges du sacré, de ce à quoi est réduit notre rapport au rituel. Incantations, rapport à la chair, ingestion du vivant. Un cannibalisme résiduel, proche de la passion, de la pulsion primitive que l'on trouve encore dans l'amour. Le Rock'n'roll comme expression de la violence passionnelle.

 

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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 13:32

http://borisss.blogspot.com

Boris Ramonguilhem est un jeune artiste qui poursuit ses études artistiques aux Arts Déco à Paris après avoir reçu ses diplômes à l'Ecole des Beaux Arts de Rueil Malmaison puis à Cergy.

Il travaille essentiellement à partir de vidéos et de systèmes multimédia, et explore ainsi les nouvelles technologies qui envahissent notre quotidien.


Ses formations techniques et théoriques lui permettent de travailler et de manipuler ces technologies de manière pertinente sans manquer d'humour.

 

MIAM

2005 installation vidéo
vidéo, animation 3D 10min en boucle

 


 


 


Une grande vidéo projection présentant un long travelling sur des montagnes enneigées. Au sol, se trouve un ordinateur sur lequel on voit ce même paysage, mais modélisé.

 

« avec MIAM ! je suis parti d'un tout que j'ai deconstruit, pour arriver à juxtaposer un point de vue vidéo et un point de vue modélisé de l'espace."

"MIAM ! a été envisagé lors du processus de collaboration sur le film « Costume Gris » de Jean Pascal Princiaux. Pour une scène se déroulant au cœur de Jungfraü, célèbre massif montagneux des préAlpes Suisses, j'ai été amené à modélisé une partie du Schilthorn (un sommet offrant un point de vue privilégié sur la Jungfraü) et le restaurant Piz Gloria bâti sur son sommet. Durant la modéllisation, je me suis surpris à déconstruire ce lieu chargé d'histoire, aboutissement de la conquête de la montagne par les notables locaux, un endroit où l'on peut s'offrir le luxe de planer à 2970m d'altitude. »

 

HELICO

vidéo

 



 


 


 


Hélico est une série de deux vidéos qui fonctionnent simultanément. Les deux pièces travaillent autour d'un modèle d'hélicoptère militaire "Apache"

 

La première, Hélico1, est projetée en grand format, plein mur, l'engin est décomposé, ses débris sont éclatés dans le vide. La seconde , Hélico2, est sur un écran très petit, collé au mur.

L'hélicoptère de guerre est réduit en un petit insecte qui tient dans la main. Le petit appareil parcourt un espace qui est familier à l'artiste. Inquiétant mais séduisant petit appareil de guerre aussi furtif et menaçant qu'un sous marin.

 

FEEL THE GAP, PART I

2008 installation sonore dans Second Life
architecture sonore


"Voici le model Second Life de la "Mezzanine", nom donné à la zone de notre atelier. J'ai voulu ici vous modéliser l'architecture sonore de l'endroit où nous travaillons.

 

Les sons que vous entendrez ont été enregistrés précisémént là où ils ont été placés. Cette installation minimale émet le son de son modèle, par le biais de 7 pistes sonores géolocalisés.


Voici ma première tentative, très simple d'éprouver le rapport entre le réel et son modèle "feel the Gap"


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109

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Directeur artistique:
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