zOOm sur Marcos Avila

Publié le par 109

Notre monde est désormais haletant, vibrant d'un flux effréné d'échanges. Les objets comme les informations et les Hommes y naviguent dans un flot presque dénué de borne. Mais cet affranchissement n'est pas sans interrogations : De quelle manière les choses voyagent-elles et se transforment-elles ? Comment reçoit-on une information et comment la transmet-on ? Ce sont donc les notions d'échange, de mondialisation et de mutation qui alimentent son travail et ses interrogations.

 

Dans la conception et l'élaboration de ses créations, l'utilisation du contexte historique, d'un lieu, pour développer des idées, tout comme la fonction initiale des matières utilisées est importante et récurrente dans le travail de Marcos Avila. Cette démarche le conduit ainsi à travailler des formes plastiques variées.

 

"CANOA"

 

le travail "Canoa" se divise en deux parties:

Une sculpture:

 

 

Ce travail traite du rapport de l'immigrant avec la mondialisation. Se servant d'un langage qui mêle angoisse et poésie il évoque l'ambiguité des représentations fantasmées d'un ailleurs. Le carton, qui rappelle le commerce et la fragilité fait basculer l'action vers l'absurde et entraîne le spectateur dans un univers de précarité.


 


Une vidéo:


Sur une plage, à la nuit tombante, un personnage construit un bateau en carton. Une fois son ouvrage achevé, il avance vers la mer en trainant le bateau derrière lui; puis il disparait derrière les vagues et l'obscurité.

Le montage du film est simple, évoquant la demarche spontanée d'un témoin saisissant l'instant avec sa caméra. Le son de la mer s'intensifie au fur et à mesure que la vidéo avance.





 





"INFORMATIONS" installations de peintures à l'huile sur carton

 

 

Ces représentations font référence à la peinture d'histoire, mais s'y opposent par leur taille, l'aspect éphémère de leur supports et par langle de vue plongeant que le spectateur devra adopter pour les regarder. En utilisant des images issues de rubriques internationales, Marcos Avila retravaille leur composition et les dissocie des textes afin de reconsidérer leur statut testimonial. Le but étant de s'interroger sur l'importance des images utilisées par la presse et la lecture qu'on en a indépendamment des articles qu'elle illustre.


 

 

"RULAS DE CANDELARIA" (machette) 2007

Série de photos prise dans le quartier de la Candelaria (Bogota-Colombie)




 

La capitale colombienne est très touchée par le phénomène de "los desplazados", exode rural dû au conflit armé. La population déplacée se retrouve alors dans un contexte urbain où leurs connaissances rurales sont inutiles.

Ces photos montrent des "rulas" posées à différents endroits de la ville. Les images soulignent une absence qui placent les objets dans un contexte d'attente.

Ces "rulas" en bois sont une représentation figée de leur passé, souvenir de leur utilité. Immobiles elles incarnent le temps révolu des fermiers et de leur savoir faire.

Ce travail, en plaçant ces éléments ruraux dans un contexte urbain, invite, par le décalage qu'il crée, à s'interroger sur la situation incertaine de ces personnes.
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Publié dans artistes

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